Le voleur pris la main dans le sac !

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Le London Times confirme que les relations UCK-CIA remontent à loin – L’article du Times suit notre introduction :

Dans « Espions humanitaires », nous accusions la mission de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) au Kosovo – qui était en place de l’automne 1998 jusqu’à ce que l’OTAN bombarde en mars 1999 – d’être une couverture pour a) des espions et b) l’établissement de relations entre les agences d’espionnage américaines et l’Armée de libération du Kosovo (UCK).

Voici un extrait de « Espions humanitaires » :

« "Négocié" (c’est à dire " imposé") sous la menace de bombardements de l’OTAN en octobre dernier, l’Accord de vérification permettait à l’OSCE d’envoyer des médiateurs sans armes au Kosovo, prétendument pour aider à désamorcer les tensions. Cependant, tout ce qui concerne la mission de vérification semble confirmer l’espionnage militaire, pas la médiation.

« Elle était conduite par William Walker. Walker n’avait aucune expérience de médiateur. Il n’était même pas expert de l’histoire des Balkans ou des questions politiques. Ce qu’il connaissait, c’était les opérations de contre-insurrection et les opérations secrètes. Son rôle dans l’Iran-gate et son succès à légitimer les escadrons de la mort au Salvador prouvent avant tout qu’il est un agent secret de haute volée. (Consulter : « Rencontrez M. Massacre », http://emperors-clothes.com/analysis/meetmr.htm ).

« L’équipe de vérification américaine était composée d’employés de Dyncorp, une agence de Virginie qui s’est beaucoup développée en réalisant des missions pour le gouvernement. Lors des auditions du Sénat de 1992 de R. James Woolsey en tant que chef de la CIA, Woolsey commentait : « Je gagne moins d’un quart d’un pour cent des bénéfices d’une compagnie appelée Dyncorp ici à Washington, dans l’Etat de Columbia. Et cette entreprise avait, de temps en temps, une poignée de très petits contrats avec la CIA. » C’est vraiment peu dire ! Les « très petits contrats » de Dyncorp comprennent les opérations secrètes de la CIA en Colombie et au Pérou.

« En se donnant cette structure de commandement, ne vient-il pas à l’esprit que le but des Etats-Unis était a) de collecter des renseignements et b) d’établir des relations militaires avec l’UCK ? L’objectif était de créer des liens avec l’UCK, qui tuait et tue toujours des Serbes et des Albanais « collaborateurs » de l’Etat policier serbe, les réparateurs de lignes électriques, les fonctionnaires de l’enseignement, les troupes yougoslaves, et même les forestiers employés par l’Etat – tout comme les escadrons de la mort d’Amérique latine que Walker avait « observé » durant les précédentes missions de la CIA (fin de l’extrait de « Espions humanitaires », www.emperors-clothes.com/analysis/humanita.htm )

Aujourd’hui, le Sunday Times (de Londres) vient confirmer nos accusations. La mission de vérification de l’OSCE au Kosovo durant les six mois qui ont précédé les bombardements en Yougoslavie était effectivement du bidon, une couverture pour la CIA afin de mettre en place des relations avec l’UCK et d’espionner la Yougoslavie. Walker était même en train de créer une autre opération d’escadrons de la mort – comme il l’avait fait précédemment au Salvador. Dyncorp, qui fournissait les « vérificateurs », est en fait une compagnie de la CIA. Le gouvernement américain orchestrateur d’horreurs s’est payé la tête des « honnêtes commissionnaires » dirigeants européens – s’il existe de quelconques dirigeants européens honnêtes.

L’OTAN DOIT SE RETIRER DU KOSOVO MAINTENANT !

Voici l’article du Sunday Times :

« La CIA a aidé l’armée de guérilla du Kosovo »

Tom Walker et Aidan Laverty (12 mars 2000)

Extrait du Sunday Times  (Londres)

Des espions américains ont reconnu avoir aidé à entraîner l’Armé de libération du Kosovo (UCK) avant les bombardements de l’OTAN sur la Yougoslavie. Cette révélation a mis en colère plusieurs diplomates européens, qui disent que cela a sapé les démarches pour une solution politique du conflit entre Serbes et Albanais. Des officiers de la CIA dirigeaient les opérations de cessez-le-feu au Kosovo en 1998 et en 1999, développant des contacts avec l’UCK, donnant des manuels d’entraînement de l’armée américaine et des conseils pratiques de combat contre l’armée yougoslave et la police serbe.

Quand l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), qui coordonnait les opérations, a quitté le Kosovo une semaine avant que les frappes aériennes débutent il y a un an, plusieurs systèmes de communication et des téléphones-satellite étaient remis secrètement à l’UCK, pour être sûr que les chefs de la guérilla puissent rester en contact avec l’OTAN et Washington. Plusieurs chefs de l’UCK avaient le numéro de téléphone mobile du général Wesley Clark, le commandant de l’ OTAN.

Les diplomates européens qui travaillaient alors pour l’OSCE déclarèrent que leurs démarches étaient anéanties par la politique américaine qui rendait les frappes aériennes inévitables. Quelques-uns se sont interrogés sur les motivations et la loyauté de William Walker, le responsable américain de l’OSCE.

« L’ordre du jour américain a consisté à déployer des observateurs diplomatiques, de la CIA, opérant dans des termes complètement différents du reste de l’Europe et de l’OSCE » a déclaré un représentant européen.

Plusieurs Américains, directement impliqués dans les activités de la CIA ou proches d’elles, ont parlé aux réalisateurs de « Combat moral », un documentaire qui doit être diffusé sur BBC2, et au Sunday Times, de leur rôle clandestin. Walker a rejeté les insinuations selon lesquelles il voulait la guerre au Kosovo, mais il a admis que la CIA était presque certainement impliquée dans le compte à rebours des frappes aériennes.

Au début, quelques « observateurs diplomatiques » sont arrivés, suivis en octobre d’un groupe plus important qui a finalement été intégré à la mission de vérification de l’OSCE au Kosovo.

Walker a déclaré : « Soudain, nous sommes passés d’une poignée de gens à 130 ou plus. Est-ce que l’agence aurait pu les envoyer à cet endroit ? Bien sûr qu’ils pouvaient le faire. C’est leur boulot. Mais personne ne me l’a dit. »

Walker, qui a été nommé par Madeleine Albright, le secrétaire d’Etat américain, déplaisait profondément à Belgrade. Il a travaillé brièvement pour les Nations Unies en Croatie. Dix ans auparavant, il était ambassadeur au Salvador quand Washington aidait le gouvernement à supprimer les rebelles de gauche tout en soutenant les guérillas de la Contra contre le gouvernement sandiniste au Nicaragua.

Quelques diplomates européens à Pristina, la capitale du Kosovo, ont conclu du passé de Walker qu’il était inextricablement lié à la CIA. L’image a été ternie par la séparation continuelle entre les « observateurs diplomatiques » américains et la mission. Les informateurs de la CIA, qui ont aujourd’hui rompu leur silence, disent que les observateurs diplomatiques étaient encore plus liés à l’agence.

« C’était un front de la CIA, collectant des informations sur les armes de l’UCK et ses dirigeants » a dit l’un.

Un autre agent, qui a dit qu’il s’était senti « absorbé » par une organisation prise d’une folie meurtrière au moment de l’après-guerre du Kosovo, a déclaré : « Je devais leur dire quelle colline éviter, quel bois contourner, ce genre de choses. »

L’UCK a reconnu ses relations de longue date avec les organisations d’espionnage américaines et européennes. Shaban Shala, un commandant de l’UCK aujourd’hui impliqué dans les tentatives de déstabilisation des villages à majorité albanaise le long de la frontière du Kosovo en territoire serbe, a déclaré qu’il avait rencontré des agents britanniques, américains et suisses au nord de l’Albanie en 1996.

Belgrade a prétendu que la CIA avait également aidé à armer l’UCK, mais ceci a été démenti par les guérillas et les agences.

« Il s’agissait purement et simplement de la diaspora albanaise aidant ses frères », a dit Florin Krasniqi, un constructeur de New York et un des plus gros financeurs de l’UCK. Il a décrit comment des fusils d’ assaut ont été exportés à partir des Etats-Unis en employant un point faible de la loi fédérale qui les autorisait à être expédiés à des « clubs de chasse ». Des fusils anti-chars Barratt ont été transportés jusqu’aux « clubs de chasse » de l’UCK en Albanie.

Agim Ceku, le commandant de l’UCK dans la deuxième étape du conflit, a établi des contacts américains à travers son travail dans l’armée croate, qui a été modernisée avec l’aide de Ressources Militaires Professionnelles Inc, une compagnie américaine spécialisée dans l’entraînement et la fourniture d’armes. Le personnel de cette compagnie était au Kosovo, avec ceux d’une compagnie similaire, Dyncorp, qui a aidé au programme de renforcement américain de l’armée bosniaque.

Fin de l’article

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